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Namur International Marathon

Ecrit par Laurent

16 mai 2019

Cinq heures. La sonnerie du réveil que j’avais programmée sur mon smartphone retentit. J’ouvre les yeux et le jour commence déjà à se lever. Le ciel se pare d’une couleur bleue foncée, phénomène généralement annonciateur d’une belle journée ensoleillée. L’esprit encore embrumé par ma nuit, je quitte sans un bruit la douceur de ma couette. En ce dimanche de printemps, la maison est encore endormie.

Sans bruit, je me dirige vers la salle de bain. Il fait frais pour la saison et le petit convecteur que je viens d’allumer propage une douce chaleur dans la pièce. Les volutes de vapeur d’eau se déposent sur les parois vitrées de la douche et sur les miroirs. L’humidité de la pièce est à son maximum. Cette pluie chaude commence à me sortir de ma torpeur.

Je m’étais couché de bonne heure et la nuit fut bonne et réparatrice. Aucun rêve n’était venu troubler mon sommeil. Je me sens en forme et relaxé. Mes habits de course m’attendent sur le rebord de la baignoire. Je les avais préparés la veille, lavés, pliés et repassés et de leurs fibres émanaient le doux parfum du produit à lessiver. Machinalement, j’enfile mes sous-vêtements, mon short et mon t-shirt, déconnecte l’alarme de la maison à distance depuis mon smartphone, de sorte que ma petite famille endormie ne soit pas réveillée au moment où je me ferais détecter en descendant l’escalier.

Sur la table de la salle à manger, je prépare mon petit déjeuner. Une généreuse assiette de céréales complètes parsemées de pépites de chocolat, cinq biscuits eux aussi aux céréales et un grand verre de boisson lactée au chocolat. La machine à café émet des bruits étranges lorsqu’elle percole mon café, signe que je devrai probablement penser à son prochain remplacement.

C’est un fait assez rare pour être souligné, puisque mon habitude est de ne pas de prendre de petit déjeuner, et qui plus est à une heure aussi matinale. Mais les circonstances du jour ne me permettraient pas de résister sans avoir pris un copieux repas.

Le soleil encore timide, se monte derrière les grands arbres au fond du jardin. L’herbe est humide de rosée et la station météo m’indique une température extérieure de cinq degrés seulement. C’est parfait ! Une température idéale pour un jour de course.

Carl et Karine nous avaient fixés rendez-vous à la gare de Gembloux pour prendre le train de sept heures une en direction de Namur. Carl et Karine, que j’ai rencontré pour la première fois en deux mille quinze, lorsque j’ai rejoint le Groupe Athlétique de Gembloux, le GaG en abrégé. Ce club sportif local dynamique, axant son objectif sur la pratique de la course à pieds, possède une dimension sociale tout aussi importante. Au fil des sorties, des courses et des événements organisés, j’ai appris à mieux Karl et Karine et le courant est très rapidement passé entre nous. 

Ma ceinture cardio, ma montre GPS Garmin rechargée, mes chaussures, mon tour de cou que j’avais récupéré deux semaines plus tôt lors de ma participation au Trail des Sorcières à Lonzée, une course locale de vingt-deux kilomètres à travers bois et chemins de terre, ma veste technique et mon dossard m’attendaient bien alignés sur la table. Je procède à un dernier contrôle avant de tout ranger dans mon sac de sport, sauf les chaussures que je laçai en prenant bien soin de la manœuvre pour éviter tout désagrément durant la course. J’emportai également la boîte de biscuits aux céréales et une bouteille de Vichy Célestin, ma nouvelle alliée depuis plus d’une semaine. Malgré cela, je ne suis pas parvenu à m’habituer à son goût salé et chaque gorgée, telle la Madeleine de Proust, me renvoyait quelques années plus tôt, lorsque j’avais tenté de boire une partie de la mer des Caraïbes. Et puisque les experts tendent à dire que s’hydrater plusieurs jours avant une course avec de l’eau légèrement salée permet d’avoir un taux d’hydratation optimal le jour venu, une fois n’est pas coutume, j’ai suivi leur conseil.

Toujours sans un bruit, je refermai la porte de la maison, et montai dans la voiture pour prendre la direction de la gare. Arrivé sur place, Carl et Karine attendaient déjà dans la salle des pas perdus. Je les saluai et nous commençâmes à discuter sur les courses qui occuperaient notre journée, le semi-marathon de Namur pour Carl et Karine, le marathon pour moi.

Puis se joignirent d’autres comparses, Gilles, Thierry, … tous sur le semi-marathon également.

Toujours annoncé à l’heure prévue, nous devions atteindre notre destination finale, la commune de Jambes à sept heures dix-huit minutes. En connaissant la ponctualité et le sérieux de notre société nationale des chemins de fer, devions-nous prendre cela comme un bon augure ?

En bon cartésien que je suis, j’avais également planifié et réservé mon billet aller-retour la veille sur l’application mobile de la S.N.C.B., ce qui m’a permis de constater que le prix des billets étaient apparemment deux euros plus chers lorsqu’on les prenait sur l’application plutôt qu’en gare… 

Le train roule et nous conversons dans le train, sur des banalités et sur les objectifs du jour de chacun. Carl tenterait bien de parcourir son semi-marathon en une heure trente (il finira en 1h33), Gilles souhaite battre son record personnel sur la distance (objectif rempli, il finira en 1h16), Thierry aimerait passer sous la barre des deux heures (il finira en 1h58).

Quant à moi, après une première expérience difficile sur marathon à Amsterdam en deux mille dix-sept, où la mauvaise gestion de l’allure de course m’avait fait perdre un temps considérable sur les six derniers kilomètres, je souhaitais parcourir les quarante-deux kilomètres cent-nonante-cinq du marathon sous les quatre heures. C’était en effet l’objectif que je m’étais fixé lorsque j’avais réservé mon dossard en novembre deux mille dix-huit. Un plan d’entraînement établi mais moins bien suivi que pour le marathon d’Amsterdam, des sorties souvent seul dans des conditions météorologiques difficiles, m’ont fait réévaluer l’objectif. Si j’avais parcouru Amsterdam en quatre heures douze minutes avec un entraînement au top, je pourrais être bien content si je parvenais à terminer Namur en quatre heures quinze minutes.

Fort de ma première expérience, j’abordais beaucoup plus sereinement la course d’aujourd’hui, avec la ferme intention de garder un contrôle drastique sur mon allure, qui se situerait entre 10 et 10,5 kilomètres par heure. Pas de fanfaronnade, pas d’excès de confiance, quarante-deux kilomètres c’est long et sur cette distance, beaucoup d’événements peuvent se passer.

Sept heures vingt minutes, notre escouade se dirige vers le Centre Sportif de l’Adeps de Jambes, lieu de rassemblement pour les coureurs des deux distances. Le hall est encore calme, les coureurs qui ne l’ont pas encore fait récupèrent leurs dossards ou s’inscrivent à l’événement. Certains sont déjà en pleine concentration, d’autres prennent un café, certains dont je fais partie s’enduisent de crème anti-frottements, … les préparatifs vont bon train. Thierry se rend compte que ses baskets sont dépourvues de semelles intérieures et que malheureusement pour lui, malgré ses efforts, il devra se résigner à courir son semi-marathon avec des semelles de chaussure de marche… ceci ressemble fort au démarrage du « Semelles Gate », dont on parlera encore longtemps au sein du club.

D’autres coureurs du GaG nous rejoignent, dont Yves pour le semi et Coralie, qui participera à son premier marathon. Coralie, nouvelle au sein du club, en plus d’être bienveillante et gentille, m’étonne par sa détermination. Si ses entraînements me paraissaient décousus, notamment par sa participation pendant sa préparation à plus de trails que de courses sur route, elle finira son premier marathon avec un temps honorable (4h54) et surtout, sans paraître avoir trop souffert de la course. Le soir même, elle rempilait déjà en s’inscrivant sur le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes qui aura lieu le 3 novembre prochain.

La salle du centre sportif est maintenant noire de monde. Les marathoniens se mêlent aux semi-marathoniens et les files pour déposer ses affaires à la consigne grandissent. Ce bazar organisé se passe dans la bonne humeur et l’heure du départ du semi-marathon s’annonce déjà. Les coureurs se pressent vers les portes de sortie pour rejoindre les sas de départ. La salle de l’ADEPS est maintenant pratiquement vide. Les marathoniens qui démarrent à neuf heures et demi, soit une demi-heure après le semi, se retrouvent isolés.

C’est là que je rencontre Olivier, que je n’avais plus vu au club depuis bien longtemps. Il me montre son bracelet d’allures qu’il porte et qui lui servira de repère pendant la course. Il m’explique qu’en préparation du marathon, il n’a couru que cent-vingt kilomètres… mais depuis ses exploits entre autres durant un Marathon des Sables, plus rien ne m’étonne venant de lui. Il doit posséder un gène que je n’ai pas ! Son allure durant la course devrait osciller aux alentours des six minutes trente par kilomètre, soit 9,5 kilomètres par heure.

Quant à moi, l’entraînement qui a commencé depuis le mois de janvier, m’a fait parcourir quelques cinq cent quatre-vingts kilomètres, par tous les temps. J’ai connu la grêle, le gel, la pluie, le froid et l’obscurité des sorties hivernales… de quoi se forger un vrai mental pour le jour J. Et pourtant, je m’estime moins bien entraîné que pour ma participation au TCS Amsterdam Marathon en 2017. J’ai manqué des séances d’entraînement et je n’ai pas sorti une seule fois le vélo pour bénéficier des entraînements croisés… Cependant, j’aborde ce jour sous de meilleurs hospices, je ne suis absolument pas stressé. Mon objectif est clair, terminer le marathon sans souffrir et en étant beaucoup plus constant dans l’allure sur toute la distance. Si je pouvais en plus terminer sous la barre de quatre heures quinze minutes, j’en serais très content.

En route pour le départ. Les coureurs sortent du centre sportif, traversent le village éphémère construit pour l’événement et rejoignent le sas de départ. L’événement est médiatique, journalistes et blogueurs sont sur la grille, filment, prennent des photos et font des séances live sur Facebook. Il fait toujours frais et j’active ma circulation sanguine en me frottant énergiquement les bras.

Un hélicoptère de la police survole la zone. Les organisateurs attendent l’autorisation de départ des autorités pour lancer le décompte. On croise des coureurs de toutes sortes : des aguerris, des nouveaux tentant leur première expérience sur la discipline et même des farfelus… un est déguisé en abeille et va tenter de battre un record du monde absurde, un autre va courir en tongues, d’autres se promènent avec un drapeau fixé dans un sac à dos… ah non, ces derniers sont des bénévoles qui ont pris la responsabilité d’être meneurs d’allure sur le parcours. Je me rapproche du meneur affichant quatre heures, me disant que je tenterais bien de l’accrocher durant la course.

Le décompte est lancé et les coureurs se mettent en route, sous les encouragements des spectateurs présents dans les rues de Jambes. Olivier, est à mes côtés et nous restons à une quinzaine de mètres du meneur d’allure, autour duquel une foule compacte s’est massée. Je regarde ma montre, et nous courrons à du onze kilomètres par heure… pour Olivier, c’est loin de son allure fièrement affichée sur son bracelet, et c’est un poil trop rapide pour moi. A cette allure, le meneur terminera le marathon en moins de quatre heures… Je le laisse doucement s’éloigner et fixe mon allure sur un 10,4 kilomètre par heure. Nous montons sur un premier pont et nous empruntons le chemin de halage vers Wépion. Il fait beau, il fait frais, et je suis en forme. Tout va bien ! On voit déjà que le troupeau de coureur s’est bien étendu. Les premiers m’ont déjà distancé d’un bon kilomètre.

Le halage, initialement destiné à tirer les péniches grâce à des chevaux de traits, me semblait être le moins bon moment du parcours… Je m’étais préparé psychologiquement à cette longue course le long de la Meuse et je dois avouer que le marathon de Namur ne m’intéressait pas particulièrement pour son parcours. Il était proche de chez moi et m’évitait l’organisation compliquée des déplacements et des frais complémentaires d’hôtel. La surprise fut bonne, alors que j’avais dans mes souvenirs que le halage était constitué majoritairement par une longue ligne droite interminable, ce n’était pas le cas. Les méandres de la Meuse ont rompu cette monotonie, tout comme le passage à proximité de péniches, de barrages ou d’écluses. Le paysage suffisait à égayer mon parcours.

J’avais également décidé de courir léger. Aucun gel, aucune boisson emportée. J’ai décidé de faire confiance aux ravitaillements placés le long du parcours, espacés chacun de cinq kilomètres. Ceci, contre les avis de certains coureurs qui avaient participé à la première édition et qui m’avaient relaté la mauvaise gestion de ceux-ci : eau sentant et goutant le désinfectant, nourriture manquante à certains endroits, … Pour ma part, l’organisation a palié aux erreurs de jeunesse de ce marathon et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié les barres de céréales énergétiques proposées… j’en rêvais entre deux ravitaillements !

Au dix-neuvième kilomètre, alors que je me sentais encore aussi frais et disponible qu’au premier, certains participants commençaient (déjà oserais-je dire) à faiblir et à alterner course et marche. Les pauvres, me dis-je, il leur reste plus de la moitié à parcourir.

Toujours constant dans l’allure, entre le vingt-cinquième et le trentième-cinquième kilomètre, j’ai dépassé un grand nombre de coureurs, confrontés au “mur des trente kilomètres“. Un coup de fouet pour mon mental, je me sens toujours aussi bien et je profite des paysages, croise des amis du club (dont la présidente !) venus nous supporter, … du pur plaisir !

Aucune douleur jusqu’à présent, ni points de côté, ni crampes, bien que les muscles commencent à se durcir. La fatigue commence doucement à m’envahir. Je suis au trente-septième kilomètre. La fin de la course promettait de se jouer au mental. Et ce fut le cas. Le retour vers Jambes annonçait également l’entrée dans la ville de Namur, avec ses difficultés. Montées de pont et de rues se succèdent. Au kilomètre 39,5, je m’arrête pour la première fois. Les crampes sont là. L’allure a chuté. J’étire les muscles de mes cuisses et de mes mollets et me relance pour les trois derniers kilomètres. Les semi-marathoniens du club ont fini leur course depuis un temps certain maintenant, mais sont là au moment le plus critique pour continuer à nous encourager ! J’en avais besoin et me fait violence pour ne pas remarcher. La dernière ligne droite est là. J’aperçois les arches indiquant la ligne d’arrivée, que je franchis finalement après une course de quatre heures et cinq minutes, soit sept minutes de moins que lors de ma première tentative à Amsterdam.

Mon analyse de la course

C’est principalement grâce à une meilleure gestion de mon allure durant la course et ce depuis le premier kilomètre que j’ai pu la terminer avec un temps inférieur à celui réalisé sur mon premier marathon. Parti trop vite à Amsterdam, j’ai appris de cette erreur, tellement j’en avais souffert sur les derniers kilomètres.

Mais pas uniquement…

La météo a également joué son rôle. Avec une température durant la course tournant aux alentours des dix degrés, contre vingt à Amsterdam, j’ai dû moins puiser dans mes réserves. Une température fraîche voir de la pluie pendant une course me convient très bien.

Une disposition mentale différente. Durant Amsterdam, je me suis mis une pression beaucoup trop grande. Pour un premier marathon, sans expérience, me définir un objectif temps n’était pas une bonne idée. J’ai bien plus profité du marathon de Namur ayant une aura bien moins importante que celle du TCS Amsterdam. Le parcours du marathon ne m’intéressait préalablement pas. Je m’attendais à de longues lignes droites monotones et m’était donc préparé à cela. Surprise donc le jour de la course où j’ai découvert un parcours bien plus intéressant que prévu.

Au niveau de l’alimentation, je pense que je suis un cas définitivement perdu. Je ne peux me résigner à la modifier et suis donc resté fidèle à mes principes diététiques (hamburgers, mitraillettes, frites, coca et pizzas !) et aux conseils du grand coach Fred : Ne modifier pas votre alimentation !

L’organisation de la course

A part un souci de dossard que j’ai connu trois semaines avant la course et qui a été rapidement réglé, je dois dire que je n’ai pas de remarque particulière sur l’organisation. Tout roulait bien, depuis l’attente dans le centre Adeps avant le départ, jusqu’à l’arrivée.

Avoir prévu une segmentation du départ de la course par zones d’allure est une bonne idée, mais qui n’a pas dû être mise en pratique, compte tenu du nombre limité de participants.

Une mention spéciale pour les bénévoles situés le long du parcours (hors du centre-ville de Namur), que j’ai trouvé sympathiques et ayant presque à chaque fois un mot d’encouragement pour les coureurs.

Une mention plus négative pour les bénévoles situés dans le centre-ville de Namur, qui étaient plus occupés sur leur smartphone qu’à orienter les coureurs ou à canaliser les passants. Les jeunes d’aujourd’hui, que voulez-vous ? 

Pour les prochaines éditions, l’organisation devra penser à faire surveiller sa GoPro d’arrivée en permanence, qui a été dérobée, nous privant ainsi d’une vidéo finish tant espérée… c’est malheureux de devoir réagir comme cela, mais c’est décevant pour les coureurs.

Conclusion

Il n’est pas exclu que je participe à nouveau à un prochain Namur International Marathon. J’en ai été globalement satisfait. Quelques points sont encore à travailler mais que ceux-ci n’empêchent pas d’éventuelles personnes de s’y inscrire. Le marathon n’en est qu’à sa version 2.0 et le travail réalisé depuis la première édition a été considérable, à en entendre les commentaires négatifs que j’avais reçu des participants sur la première mouture. En continuant sur cette voie, je pense que les organisateurs pourront palier aux quelques faiblesses susmentionnées.

Je tenais aussi à remercier les personnes du GaG qui ont participé aux épreuves ou qui sont venues sur le parcours pour nous encourager. C’était vraiment appréciable et faisait tellement du bien sur les difficiles derniers kilomètres ! 

Mon prochain objectif : le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes, le 3 novembre 2019.

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