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La Printanière (Erpent)

Ecrit par Laurent

17 février 2019

Episode 18 – Je poursuis les entraînements en vue de ma participation au Marathon International de Namur.

Le 16 février 2019, je participais à la première épreuve du Challenge Delhalle, La Printanière à Erpent (Namur, Belgique). Bien que cette course soit régulièrement reprise dans le Challenge du Groupe Athlétique de Gemblouxc’était pour moi une grande première… en effet elle a la fâcheuse habitude de tomber en plein dans mes périodes d’hibernation… 🤪 Cette année, avec les objectifs que je me suis fixés (le Marathon International de Namur et le Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes), je suis sorti de ma torpeur bien plus tôt.

Avant de me lancer à proprement parlé dans mon récit de course, un petit peu d’histoire-géo parce que j’aime ça !

La Printanière

Créée en 1989, la course La Printanière se déroulait initialement durant le mois de mai. Depuis sa reprise comme première course du Challenge Delhalle en 2002 par le Running Club Namur, celle-ci prend maintenant place en février, en plein milieu de l’hiver. La météo peut donc être un véritable élément influençant les performances des coureurs : la neige, la pluie, la boue peuvent être redoutables.

Deux départs sont lancés à 10 minutes d’intervalle : la distance de 15,7 km d’abord (la distance prise en compte dans le Challenge Delhalle) et le 5 km ensuite.

La Printanière est une course nature, ce n’est ni un trail, ni une course sur route. Elle alterne entre du bitume, des chemins de campagne et des chemins forestiers.

Le Challenge Delhalle, trophée des courses champêtres

Des courses organisées par des coureurs, pour des coureurs

Cette phrase résume assez bien l’idée née en 1982 de créer un challenge reprenant des courses avec des parcours nature. En 1983, le challenge prend vie, avec 10 courses au programme, et prend le nom de Léon Delhalle, journaliste sportif à “La Cité”, décédé deux ans plus tôt, en 1981.

A ce propos, je vous renvois vers l’interview d’Alain Antoine réalisée par La Dernière Heure. Alain Antoine est l’organisateur de La Printanière et le Président du Challenge Delhalle.

Mon récit de course

Après plusieurs mois sans avoir accroché un dossard à ma ceinture (la dernière fois était en octobre 2018 lors du Trail de l’Orneau), il était temps de doucement reprendre le train en marche et de se mettre dans l’esprit “objectifs”. Mes gros défis de l’année étant fixés (Marathon International de Namur en mai et Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes en novembre), La Printanière s’inscrivait bien dans mon programme d’entraînement et pour me remettre le pied à l’étrier de la “compétition”. Il fait beau, le soleil brille et la température annoncée durant la course est de 15 degrés. Un temps idéal !

12h45 : Mon sac de sport  est prêt, ma tenue enfilée, il est temps de monter dans la voiture et de prendre la direction de Erpent, lieu des hostilités. Les 35 km sont rapidement expédiés, j’ai hâte d’être sur place et de m’imprégner de l’ambiance de la course.

13h30 : J’arrive à l’Ecole Notre-Dame de la Paix d’Erpent, et la salle grouille déjà de monde. Je retire mon dossard à l’accueil et l’accroche à ma ceinture. Je rejoints mes coupaings du GaG, tout en attendant impatiemment l’heure du départ fixée à 14h30. Petit à petit, nous sortons du grand réfectoire de l’école et nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Les coureurs visant un classement sur le Challenge Delhalle sont déjà massés sur la ligne. Je m’y faufile pour prendre quelques photos et retourne illico dans le milieu du peloton. Je n’ai aucune envie ni de ralentir, ni d’être bousculé par ces machines de guerre une fois le départ donné. 😱

KM 0-3 : 🏁 Le départ est lancé. Ca part vite, très vite. Les premiers coureurs s’élancent et le temps que le peloton dont je fais partie passe le portique, ils sont déjà à plusieurs centaines de mètres. La course passe par l’avenue du Petit Sart qui descend fortement. Sans s’en rendre compte, j’ai une allure qui tourne aux environs des 5 minutes par kilomètre 🏃‍♂️, ce qui est rapide pour moi, je n’ai aucun objectif temps sur la course. Je n’oublie pas que je prépare le Marathon de Namur et que je n’ai aucune envie de me blesser et de saborder le reste de mon entraînement. Je freine l’allure, surtout que La Printanière n’est pas réputée être une course facile et roulante. Arrivé en bas, nous avons pris 46 mètres de dénivelé négatif.

KM 3-4 : J’entame la montée du Chemin du Pont de Briques, celui qui nous mènera à travers le Bois Brûlé. Nous quittons le bitume et prenons des chemins forestiers. Il fait sec depuis quelques jours… heureusement parce qu’en cas de pluie l’endroit doit être un vrai bourbier.

Ce que l’on vient de descendre, on le remonte presque entièrement de manière plus douce mais en plus long (38 mètres de dénivelé positif). J’essaie de m’économiser parce que l’on m’a rapporté que la suite de la course ne serait qu’une succession de montées et de descentes. Bien que j’arrive en haut encore en relativement bonne condition, je sens déjà dans les cuisses les effets de mon manque d’entraînement des mois passés. Cette fichue manie d’hiberner que je paie chaque année ! 🙄 

KM 4-5 : On redescend (18 mètres de dénivelé négatif). La pente est raide par endroit. Je commence à sentir des douleurs à l’endroit de mon opération… ça me mine un peu le mental… espérons que cela tienne sans encombre pour la course et pour la suite de mes entraînements. Nous rejoignons une route de campagne (la Rue Fort de Dave) et le bitume.

KM 5-6 : Nouvelle montée (33 mètres de D+). Ca monte fort, ça monte longtemps et je commence à avoir vraiment dure. Nous ne sommes qu’au sixième kilomètre… Il en reste encore une dizaine… Aïe, ça va être compliqué. Heureusement pour le mental, je ne suis pas seul à peiner. Certains commencent à marcher, je me permets de les dépasser. D’autres ont l’air d’être en bonne forme physique et sans même un bruit de respiration, me passe sans difficulté. 😏

KM 6-8 : Nous quittons le bitume de la Rue Fort de Dave et prenons sur la droite dans le Chemin de Sainte-Anne. Nous traversons un bois. Un peu de répit pour moi. On m’offre avec bienveillance deux kilomètres de descente, de quoi me refaire un cardio. Le chemin est étroit et nous sommes nombreux. En descente, je me débrouille généralement bien mais ici, je suis obligé de freiner à cause des coureurs n’étant pas trop à l’aise dans les descentes.

KM 8-11 : Probablement la pire section de la course… Une montée infinie qui aura tôt fait de m’achever. 117 mètres de dénivelé positif ! 117 MÈTRES ! 😱 Franchement, j’ai vu le bout de ma vie… Je fais tout pour ne pas marcher mais à un certain moment, ce n’est plus possible. La vue des autres coureurs qui s’arrêtent et marchent atteint mon mental… et pourquoi pas moi… Bref, c’est à ce moment que je commence à me faire rattraper par Véro, Coralie, Stéphanie, Sophie et Aurélie. Sophie à l’air de souffrir comme moi, mais elle a encore de la ressource. Après le ravitaillement, elle parvient à se relancer et à partir loin de moi. Je suis grillé ! Une récompense néanmoins, les paysages sont magnifiques.

KM 11-14 : On redescent. Passés Naninne, nous redescendons vers la Rue Fort de Dave (oui celle que nous avons montés quelques minutes plus tôt). Mes jambes sont revenues après le ravitaillement. J’allonge la foulée et reprend un rythme de course normal. Je dépasse pas mal de coureurs et revient sur le groupe des filles qui m’avaient distancé un peu plus tôt. Mais cette euphorie de quelques kilomètres s’arrêtera bien vite… Nous revoilà au-bas du Bois Brûlé, qu’il va falloir remonter pour rejoindre l’Ecole Notre-Dame de la Paix d’Erpent.

KM 14-15,7 : On remonte encore, mais cette fois ce sera la dernière ! Ouf ! Parce que je me répète, je suis cuit ! 😲 J’alterne marche et course, plus moyen de faire autrement. En sortie du bois, on aperçoit l’école. Cela me redonne un peu de courage. Pas question de prendre un pékèt au dernier ravito. Mes jambes sont déjà assez molasses comme ça ! 😂  Je passe la ligne d’arrivée, après 1h44 d’efforts, 314 mètres de D+ et 15,7 km de plus au compteur 🏁.

Mon analyse post-course

En pleine préparation du Marathon de Namur et après seulement un mois de reprise des entraînements post-hibernation, je ne devais pas m’attendre à faire des étincelles. Bien que mes sorties longues actuelles fassent environ la même distance que La Printanière, ces séances n’ont absolument rien à voir. Cela faisait en effet bien longtemps que je n’avais pas couru une course avec autant de dénivelé et autant de changement de rythmes. Le fait d’être sur une course officielle avec un dossard, fait que peu importe l’état d’esprit dans lequel vous vous mettez, vous courrez plus vite que la normale, entraînés par l’engouement de la foule.

Au final, je suis très content d’y avoir participé, d’avoir enfin raccroché un dossard et pour les bienfaits qu’elle fera assurément dans mon entraînement actuel.  Et cette bonne humeur qui influe lorsque l’on court avec le club et venu en aussi grand nombre ! Tiens avais-je dis que nous avions remporté le trophée du club le mieux représenté ! Vive le GaG !

Parcours et dénivelé

La Chaîne de l’Espoir Belgique contribue à l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les enfants

“Les enfants défavorisés n’ont pas accès aux soins de santé de qualité dans certains pays : la Chaîne de l’Espoir Belgique se bat contre cette injustice de naissance. Elle soutient les hôpitaux, forme leur personnel, soigne et opère des enfants.”

Pour les soutenir dans leur mission, rien de plus simple, rajoutez un montant complémentaire via le formulaire lors de votre inscription au Marathon International ou Semi-Marathon de Namur, ou directement via leur site internet.